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Forum Matrae Creation - Newsletter - 25/02/2014

Nouvelle Officielle de Veritas

 

Et nous continuons sur les nouvelles, comme chaque mois. Afin de changer un petit peu, je vous propose une nouvelle sur l'univers de Veritas.

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Je vous souhaite donc Bonne Lecture! - RAT

Extrait d'un document numérique officiel sur le Syndrom

 

"Veritas… un scorpion qui empoisonne et qui sépare l’être humain de son monde originel, un scorpion que j’ai construit de mes propres mains et qui m’a enlevé mon meilleur ami, ma femme, mes enfants, sans compter mes proches… Je m’appelais « Larry CARLRAT » et j’étais l’un des fondateurs de cette société, mais on me nomme à ce jour « RAT » le cerveau et le chef des dissidents « Syndrom » qui se révoltent et qui cherchent à se libérer du joug de ma propre fondation. Je me réfugie maintenant dans les anciens égouts réaménagés par mes soins, d’une ancienne ville appelée « Orléans » nous permettant de rester indétectables par nos ennemis."

L’homme, âgé de la quarantaine, regardait tout autour de lui, observant la pièce de ses yeux aiguisés. Elle était d’une surface imposante aux murs abimés par l’humidité et par le temps. Elle comportait de nombreuses bibliothèques remplies de livres numériques, de nombreux UC et une boite contenant plusieurs puces électroniques posés sur une table calée contre un mur. La surface du bureau, situé au centre de la pièce, était en verre, ressemblant à un immense écran d’ordinateur. Elle pouvait afficher des cartes, avoir une vue stratégique des unités alliés comme ennemis, faire du streaming vidéo et audio, même lancer l’affichage en 3D holographique. Mais ceci n’était qu’une partie des nombreuses fonctionnalités que possédait ce bureau. Synchronisé avec Veritas, il avait un contrôle total rien que par la pensée…

Soudain, la porte de son refuge s’ouvrit avec ardeur, et un homme entra tirant une femme aux mains liés pour la faire assoir brusquement sur l’un des sièges en face du bureau. Larry éteignit son écran et leva les yeux vers cette femme. Elle était séduisante, des longs cheveux cendrés tombant sur ses épaules et finissant leurs chutes sur la naissance de son décolleté. Ses yeux étaient troublants, d’un bleu glacial et téméraire. Pour couronner le tout, elle avait des pommettes saillantes avec un léger rictus sur le bord des lèvres qui lui donner un air de canaille.  Ses habits étaient simples, sans fioriture, juste une combinaison complète en cuir et en tissu, avec le symbole qu’il connaissait si bien, un scorpion noir enveloppant un « V » en forme de cercle de couleur dorée. Quant à son voisin, c’était l’un de ses officiers « Karl Mendez », un vieil homme aux origines mexicaines qui n’était autre que son ancien assistant quand il était à la Fondation.

Il avait beau attendre, que l’un des deux brise la glace, mais il s’aperçut qu’il devait faire le premier pas : « Oui ??... ».

Karl se raidit et commença à parler comme un militaire. Trop militaire même… :
-    Commandant, Veuillez m’excuser de mon intrusion mais je …
-     RAT, et non commandant. Je ne me suis pas tué à trouver un surnom pour m’en donner un autre. De plus, je ne suis pas militaire, donc je n’ai aucun mérite de porter un grade. Et d’après mes souvenirs, vous n’étiez pas militaire non plus, mais mon assistant. Alors mon ami, que me vaut cet honneur de venir à mon atelier au bras d’une si jolie jeune femme.

Dans un toussotement, l’assistant reprit.
-    Veuillez accepter mes excuses ! Je vous amène donc cette femme, une certaine Laura Delacroix qui travaille pour la Fondation. L’escouade de James Field l’a récupérée pendant leur mission, et nous l’a ramenée. D’après eux, elle aurait des informations à nous transmettre sur les activités de la Fondation.
-     Des activités non répertoriés par nos soins ?
-     Oui, Comman… [Toussotement] RAT.
-    Cela doit être important pour que James prenne le risque de nous livrer ce colis dans notre sanctuaire… J’imagine donc trois possibilités après qu’on est récupéré les informations : Petit un, qu’on la tue; Petit deux, qu’on la garde; Ou Petit trois, qu’on lui efface ses souvenirs…

Un léger sourire ironique se dessina sur ses lèvres. Cette dernière ne broncha pas, préférant garder le silence mais son regard en disait long. Larry reprit la parole:
-    Ne vous inquiétez pas, je ne suis point un meurtrier et si je peux éviter d’effacer vos souvenirs, cela serait d’autant mieux pour vous et pour moi. Mais les affaires sont les affaires, donc j’agirai selon votre comportement, et surtout je vous proposerai de toute façon plusieurs solutions à la fin de notre entretien. Juste une petite information afin d’éviter tout malentendu, ne pensez pas que vous êtes en train de transmettre des informations à la Fondation. Votre niveau de sécurité est assez bas, et nous n’avons pas rencontré de problème pour bloquer les ports, votre réseau, et surtout les enregistrements dans votre lobe temporal. Karl, laisse-nous, récupère juste son VS-GUID, et demande à l’observatoire de simuler son réseau pour la positionner dans un des quartiers de New Paris. Car si la Fondation ne la détecte plus, ils vont commencer à se poser des questions.
-    J’y vais de ce pas. N’hésitez pas à me rappeler si vous rencontrez la moindre difficulté.

Larry regarda Karl s’en aller et reposa les yeux sur son invitée.
-    Alors ! Commençons ! Comment vous appelez-vous ?
Silence pesant…
-    Vous savez… Si vous ne me parlez pas, je serai dans l’obligation de prendre le contrôle de votre cerveau pour obtenir ce dont j’ai besoin. Mais, je trouve ça dommage, car cela retire un peu d’humanité. Reprenons ! Comment vous appelez-vous ?
-    Si je réponds à vos questions, répondrez-vous aux miennes ?
-    Répondre par une question, c’est original, surtout de la part d’une invitée menottée. Mais j’aime votre tempérament. Oui je répondrai à toutes vos questions, enfin cela dépendra de la question. Je dois garder un peu de mystère, nous avons des données sensibles, et je perdrai du charme. » Dit-il dans un sourire bienveillant.
-    Je me nomme bien Laura Delacroix. Je travaille pour la fondation, en tant qu’informaticienne.
-    Informaticienne ? Ce métier est vaste, et d’autant plus vaste depuis l’apparition du Scorpion.
-    Contrôleuse de données, pour être exacte. Mon but est d’analyser les données qui transitent dans mon secteur, de les étudier, de les déchiffrer et d’en faire un rapport. Mon secteur se situe surtout, dans les entreprises et la recherche technoscientifique.
-    Très bien, et votre âge. Vous me paraissez bien jeune, pour faire ce genre de métier. Vous êtes un petit prodige ?
-    J’ai 24 ans, et je bosse depuis 10 ans à la Fondation. Je pense néanmoins, être moins prodige que vous…
-    Vous me flattez ! Vous me connaissez ?
-    Bien que vos traits aient changé par le temps et par les évènements que vous avez vécus. Vous ressemblez étrangement à l’un des fondateurs de Veritas. J’ai vu, il y a quelques années, une photo des fondateurs sur un datanews.
-    Hmm, je crois que je devrais peut être pensé à me faire faire une opération plastique à ce que je vois. Mais vous avez raison, mon vrai nom est Larry Carlrat et j’ai été, il y a fort longtemps, l’un des fondateurs de la société Veritas. Ma spécialité était la programmation. Mon équipe et moi-même avons développé la plupart des fonctionnalités existantes sur Veritas. Connaissez-vous toutes les capacités du Veritas, bien que je pense qu’elles évoluent encore de nos jours ?
-    Oui bien entendu, nous étudions le produit dès l’école primaire, et nous-mêmes, ingénieur en informatique, nous devons rester dans l’actualité.

Larry se mit à rire, d’une façon enfantine et joyeuse.
-    Non, on ne vous donne que les informations officielles et vu votre niveau de sécurité, vous n’êtes pas assez importante pour connaître la vérité, sans vouloir vous vexer. La fondation vous ment, et ce que vous voyez, ce que vous ressentez ou même ce que vous touchez n’est qu’un tissu de mensonge, ficelé avec soins par les Démiurges pour vous garder dans leurs tenailles. Ils ne vous montrent qu’une vérité virtuelle, contrôlant tout. Et le plus ironique dans l’histoire, c’est que vous êtes une sniffeuse de données, alors que vous êtes, vous-mêmes, surveillés par vos supérieurs. Toutes vos données qui transitent dans votre cerveau sont décortiquées, analysés et stockées sur leurs serveurs. Vous pensiez avoir une vie, être libre ? Vous ne l’êtes pas. Vous êtes un mouton, contrôlé par des êtres puissants qui se prennent pour des Dieux.

Laura commença à se sentir nerveuse, de la sueur perlant sur son front inquiet.
-    Je ne vous crois pas… Ce n’est que folie. Vous êtes en plein délire…
-    Vraiment ? N’avez-vous jamais eu de doutes ? Voulez-vous que je vous ouvre les yeux ?

 

Ecrit par RAT - Fondateur de Matrae Création

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